En finir avec le natalisme
Qui a peur de la baisse de la natalité? En France comme ailleurs, elle alimente deux pronatalismes qui s’affrontent en apparence: l’un réactionnaire, veut restaurer la famille traditionnelle; l’autre progressiste, croit pouvoir «corriger » la fécondité par des congés parentaux et des places en crèche.
Ce livre oppose à ces récits une autre boussole, en montrant que la démographie ne peut redevenir un outil d’intelligibilité du présent qu’à condition d’être libérée de l’injonction à produire des naissances, et que la lutte contre l’infertilité, érigée en priorité nationale, reconduit sous des dehors médicaux une grammaire hétéronormée de la reproduction. À rebours du natalisme, il pose la liberté et l’autonomie reproductives comme seul horizon légitime d’une politique de population.